Mon genre? Mon genre à moi, il est violet!

violet_bokeh_by_dyingbeautystock

Source de l’image : http://clarabellafairestock.deviantart.com/art/bring-violet-and-blue-bokeh-112657048


 

Dans cet article, je vais tenter d’expliquer comment je conçois et vis mon identité de genre. Ça m’a pris pas mal de temps pour être capable de la nommer. D’abord, je précise que j’ai été assigné·e fille à la naissance, et que je savais que je n’étais pas un garçon. Alors, pendant longtemps, j’ai été une fille « par défaut ».

Quand j’ai découvert qu’on pouvait être autre chose qu’un garçon ou une fille, j’ai commencé à fouiller en moi pour mieux me comprendre. Sauf que le problème, c’est que plus je lisais sur les définitions d’identités de genre un peu plus « connues » (c’est un bien grand mot dans l’univers des genres non-binaires), plus j’étais confus·e.

Bien que je comprenne de manière théorique et objective ce que c’est d’être agenre, androgyne, genderfluid, demi-girl/demi-boy, etc, voir même femme ou homme, je n’arrive pas à le comprendre de manière viscérale… C’est donc que ça ne me correspond pas vraiment. Ainsi, j’ai décidé d’inventer mon propre genre, qui me correspondrait réellement. J’accorde une grande importance aux mots, j’ai besoin de les « sentir », je ne suis pas satisfait·e sinon. On appel les genres qui ont recourt à une métaphore un xénogenre. Pour en savoir plus sur les xénogenres, je vous invite à aller lire cet article.

Je me définis en tant que transviolet. Oui, je sais, c’est un peu surprenant. Je l’ai d’abord définis ainsi (ce n’est qu’une ébauche) :

Mélange de féminité et de masculinité, donc s’identifiant à un ou plusieurs genres en lien avec le féminin, le masculin et/ou l’androgynie. Un mystère à résoudre et la nécessité d’introspection liée à la recherche de son identité de genre. Accorde de l’importance aux rêves, qui peuvent fournir des réponses à cellui qui est en quête d’ellui-même.

Pour moi le violet, c’est un mélange de bleu et de rose, qui sont des couleurs stéréotypiquement associées aux garçons et aux filles, donc dans ma tête le violet est une couleur neutre puisqu’elle combine les deux. Je me réfère aux stéréotypes de genre justement parce que j’aime jouer avec ces codes. Il y a quelque chose de léger et de féerique dans le violet. Et en même temps, ça symbolise aussi le mystère, la spiritualité et la vie onirique. Par rapport à mon genre, je sais que j’ai besoin de beaucoup d’introspection pour savoir comment je me sens tel ou tel jour… et pourtant j’ai l’impression de ne jamais en être complètement certain·e.

Je nomme mon genre transviolet, parce que ça sonne mieux que genre-violet ou violet-genre, et que ça me rappel transféminin·e/transmasculin·e. Ça donne donne l’impression que je transitionne vers le violet, et c’est un peu ça, j’en ai l’impression, aussi singulier que ça puisse paraître.

Concrètement, la plupart du temps, je fais semblant d’être une fille cis. Sinon, pour les gens un peu plus déconstruits et en qui j’ai confiance, je dis tout simplement que je suis non-binaire. J’explique seulement que je suis transviolet si je me sens en sécurité et écouté·e.

Depuis que je me dis transviolet, je me sens plus en paix. Et, à mon sens, c’est le plus important. Certaines personnes ont une opinion très négative des xénogenres, pour plusieurs raisons. Si tel est le cas pour vous, je vous suggère fortement d’aller lire cet article. Quoi qu’il en soit, moi, ça m’enlève un stress énorme et j’ose enfin me revendiquer trans et militer activement contre la transphobe, le cissexisme et l’enbyphobie (enby = non-binaire). Je ne crois pas blesser qui que ce soit, bien au contraire. Alors voilà.

Je suis transviolet.

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Mon genre? Mon genre à moi, il est violet!